La Mediación en la Jurisdicción Contencioso Administrativa: un plan piloto innovador

 

ComissionsSeccionsEl próximo miércoles día 31 de enero a partir de las 19:00h en el Ilustre Colegio de Abogados de Barcelona se celebra una conferencia bajo el tíulo “La Mediación en la Jurisdicción Contencioso Administrativa: un plan piloto innovador” cuyos ponentes serán Montserrat Raga Marimón, Magistrada del juzgado del Contencioso Administrativo núm. 5 de Barcelona y Xavier Bernardí Gil, Director General de Derechos y de Entidades Jurídicas del Departamento de Justicia de la Generalitat de Catalunya.

La asistencia es gratuita pero las plazas son limitadas y es necesario confirmar asistencia a través del siguiente enlace.

Conclusiones definitivas del encuentro entre jueces y abogados de familia sobre mediación intrajudicial

Los días 9, 10 y 11 de octubre de 2017 tuvo lugar en la sede del Servicio de Formación Continua del CGPJ de Madrid un encuentro entre jueces y abogacía especializada en Derecho de Familia y Gabinetes Técnicos de Psicología del menor y forense. El director del curso fue el magistrado malagueño y miembro de GEMME, José Luis Utrera Gutierrez.

Nos llegan ahora las interesantes conclusiones definitivas del encuentro, que pueden descargase en formato PDF y de las que se incluye seguidamente un breve resumen.

PREVIA

1.- NECESIDAD DE CREAR LA JURISDICCION ESPECIALIZADA EN PERSONA Y FAMILIAS.

1ª PONENCIA: CONFLICTO Y LITIGIO JUDICIAL EN EL ÁMBITO FAMILIAR: APORTACIONES DE LA MEDIACIÓN.

2.- Proceso y conflicto familiar.

3.- Mediación y conflicto.

4.- Divulgación de la mediación.

5.- Homogeneizar la información.

6.- Instancias favorecedoras de la autocomposición o autogestión

1ª MESA: EL JUEZ Y EL ABOGADO DE FAMILIA ANTE LA MEDIACIÓN.

7.- Mejora de la SIP.

8.- Mediación y violencia.

9.- Derivación a la SIP.

10.- Asistencia jurídica gratuita y mediación.

11.- Clausulas de sumisión previa a mediación en los convenios reguladores.

12.- Mediación y cultura de la paz.

13.- No derivar casos no mediables.

14.- Derivación por los letrados.

15.- Intervención letrada en el acuerdo mediado.

16.- Obligación letrada de informar sobre los ADR.

17.- Formación de Jueces y LAJ sobre mediación.

2ª PONENCIA: LA MEDIACIÓN FAMILIAR CONECTADA CON LOS TRIBUNALES EN EUROPA Y EN ESPAÑA.

18.- La mediación como requisito de procedibilidad.

19.- Conciliación asitida y derivación a la SIP.

20.- Quienes pueden derivar a la SIP.

21.- Formación de profesionales en mediación.

22.- Formación de mediadores intrajudiciales.

23.- Paneles de mediadores en los juzgados.

24.- Mediación en sustracción internacional de menores.

25.- Otros recursos para pacificar los conflictos familiares.

 

2ª MESA REDONDA: LA SESIÓN INFORMATIVA PRESENCIAL EN LA MEDIACIÓN INTRAJUDICIAL.

26.- Importancia de la SIP.

27.- Obligatoriedad de la SIP.

28.- Desarrollo de la SIP.

29.- Igualmente, se admite la posibilidad de que, en determinados casos y a petición del mediador, los abogados permitan el desarrollo de algunas fases de la SIP sin su presencia.

30.- Continuidad del mediador que imparte la SIP.

31.- Técnicas mediacionales como herramientas en los PEF.

 

3ª MESA REDONDA: PRAXIS DE LA MEDIACIÓN INTRAJUDICIAL.

32.- Preferencia de señalamientos de asuntos.

33.- Fomento de la mediación prejudicial.

34.- Mediación en segunda instancia.

35.- Compromiso de las CC.AA y Mº de Justicia.

36.- Necesidad de uniformar modelos.

37.- Satisfacción generalizada de los usuarios de la mediación.

38.- Formación especializada de los mediadores.

39.- Reforma de la Ley 5/2012.

3ª PONENCIA: CUESTIONES ORGÁNICAS, SUSTANTIVAS Y PROCESALES EN LA MEDIACIÓN INTRAJUDICIAL DE LOS PROCESOS DE FAMILIA.

40.- Cambio de paradigma y formación de operadores.

41.- Desarrollo de la DA 2ª Ley 5/2012. Mediadores de oficio.

42.- Valoración de la mediación conectada con los tribunales.

43.- Mediadores y abogados.

 

4ª MESA REDONDA: LAS INSTITUCIONES ANTE LA MEDIACIÓN INTRAJUDICIAL.

44.- Datos fiables sobre mediaciones realizadas.

Descargar el documento con las conclusiones completas.

La prescription de la médiation judiciaire. Analyse socio-juridique des dispositifs de médiation dans trois cours d’appel : de la prescription à l’accord de médiation

14-33-Rapport-Prescription-de-la-médiation-Rapport-et-Annexes

BASCOULERGUE Adrien, BONAFÉ-SCHMITT Jean-Pierre, CHARRIER Philippe, FOLIOT Gerald

Centre Max Weber, Droit Contrats Territoires (Lyon 2), TGIR Huma-Nim

Recherche débutée en 2015 – Achevée en 2017-09-10

Référence : 14-33
Type de projet : Appel à projets
Programme : La médiation

Présentation de la recherche

La médiation judiciaire a connu une expansion sans précédent depuis ces 40 dernières années. En France, elle est progressivement devenue une solution légitime pour régler les litiges des justiciables, au point où de nos jours ne ce n’est pas tant la question de la présence ou non de la médiation dans les tribunaux qui fait débat, mais plutôt la ou les formes qu’elle devrait ou pourrait prendre. La médiation est donc bien présente dans le système judiciaire, mais selon des configurations bigarrées et plurielles. Dès lors, son émergence dans l’espace judiciaire n’a rien d’anecdotique ; elle accompagne des transformations profondes sur la manière de juger de nos jours.
Ce rapport s’interroge d’une part sur ce que produit la médiation dans les institutions judicaires à propos des voies de règlements des litiges et des conflits et d’autre part sur les façons dont on peut renforcer sa présence, autrement dit favoriser sa prescription. Il s’appuie sur l’expertise de chercheurs sociologues du Centre Max Weber (CNRS – UMR 5283) et de juristes du laboratoire DCT (Université Lumière Lyon 2) qui ont développé des recherches et des analyses sur la médiation notamment via le soutien à la création de l’Observatoire des médiations, dont l’objectif répond en partie aux finalités de cette étude, à savoir : dresser un état des lieux de la médiation, analyser ce phénomène de la médiation tant judiciaire que conventionnelle et étudier ce nouvel acteur qu’est le médiateur.
La focale choisie est celle de la prescription. Cette problématique correspond aux actions et pratiques qui conduisent à suggérer, orienter ou ordonner aux parties en présence l’utilisation de la médiation pour le règlement de leur litige. Pour décrire et analyser celles-ci, nous avons tout d’abord mené une recherche empirique en opérant une étude détaillée des dossiers de médiation, depuis l’envoi en médiation par le magistrat jusqu’à la réussite ou l’échec du processus et ses différentes issues. Ensuite, nous avons décrit les expérimentations et les dispositifs mis en place dans les juridictions du ressort des Cours d’appel de Lyon, Paris et Pau, en soulignant leurs forces et leurs faiblesses. Enfin, nous avons réalisé une enquête quantitative par l’intermédiaire un questionnaire en ligne auprès des principaux prescripteurs de médiations judiciaires (magistrats, avocats, médiateurs) afin de connaître leurs pratiques de prescription.
L’ensemble de ces résultats a permis de dégager des propositions d’amélioration de cette prescription, comme la structuration souhaitable de l’espace professionnel de la médiation, la construction d’un outillage statistique propre à la médiation judiciaire, l’aménagement d’un cadre légal plus précis et moins ambigu, une coordination institutionnelle renforcée des dispositifs de prescription de la médiation et le développement de formations à la sensibilisation de la médiation auprès de prescripteurs potentiels.  » (Extrait de gip-recherche-justice.fr )

Note de synthèse à télécharger sur http://www.gip-recherche-justice.fr/wp-content/uploads/2018/01/14-33-La-prescription-de-la-médiation-Synthèse.pdf

Rapport à consulter sur http://www.gip-recherche-justice.fr/wp-content/uploads/2018/01/14-33-Rapport-Prescription-de-la-médiation-Rapport-et-Annexes.pdf

Statistiques de médiation de la Cour d’appel de Toulouse

Cour d’appel de TOULOUSE

2e chambre

Médiation

(6 années – 2012 à 2017)

 

  • nombre de dossiers nouveaux en 6 ans : 2702
  • nombre de dossiers sélectionnés : 1048, soit 39 % des dossiers nouveaux
  • nombre de réunions d’information tenues : 40
  • nombre total de médiations ordonnées : 220
  • pourcentage de médiations ordonnées par rapport aux dossiers sélectionnés : 21 %
  • décisions de première instance  :

TGI 118 (54%) – Tribunaux de commerce : 102 (46%)

2012

2013

2014

2015

2016

2017

39

48

39

39

28

27

La baisse constatée en 2016 et 2017 s’explique par le transfert à la 1 ère chambre d’une partie du contentieux civil traité par la 2e chambre (chambre commerciale), dans lequel des propositions de médiation étaient adressées aux parties et à leurs conseils .

Sur les 220 médiations ordonnées :

  • en cours : 17
  • caducité : 14
  • réussite : 84
  • échec : 105
  • soit 45% de réussite

Coût moyen : 897 euros

(138 986 euros / 155 dossiers)

Réflexion sur les décisions jurisprudentielles relatives à la médiation (Marc Juston)

JurisprudenceMdiation

La médiation familiale dans les situations de hauts conflits (Marc Juston)

La médiation familiale dans les situations de hauts conflits

INTERNATIONAL SUMMER ACADEMY OF NEGOTIATIONS, MEDIATION AND ODR

Invitation_Summer academy 2018

Nessebar-Pomorie

Actualités de la médiation du 26 janvier 2018


Gemme-Espagne : Débat d’experts sur la médiation judiciaire

Cet après-midi a eu lieu, dans la salle des Assemblées du Conseil Général de la Magistrature une table ronde intéressante dans laquelle différents Experts ont parlé de Médiation judiciaire. Cette activité faisait partie des événements organisés pour marquer la Journée européenne de la médiation.

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De gauche à droite: Paulino Fajardo, Concepción Sáez, Beàtrice Brenneur, Lourdes Arastey, Manuel Campo Vidal, Julian Rios et Avi Schneebalg.

Le débat a été mené par Manuel Campo Vidal , et cela a été possible grâce à la collaboration désintéressée de la société civile pour le débat . Ont participé en tant qu’experts en matière de médiation Concepción Sáez Rodríguez (Vocal médiation CGPJ), Julian Rios Marin, Professeur de droit pénal à l’Université de Comillas et médiateur dans les tribunaux de Madrid, Paulino Farjado Martos , Avocat et médiateur, Lourdes Arastey Sahún, juge à la Cour suprême et vice – président de GEMME, BEATRICE Brenneur , fondatrice et actuelle présidente du Groupe européen des magistrats pour la médiation (GEMME) et Avi Schneebalg, Juge de paix belge et membre de GEMME.

Il y a eu beaucoup d’idées, de réflexions et de phrases inspirantes qui ont été partagées au cours du débat. Nous prenons certaines des plus importantes.

Tous ont convenu que la médiation est peu connue , tant dans le domaine juridique que dans celui de la citoyenneté, et que c’est là le principal obstacle à sa mise en œuvre.

L’avocat Paulino Fajardo a dit que si la médiation n’a pas se propager plus rapidement  c’est parce que « il ey a un problème de génération: seuls les avocats de moins de 40 ans ont eu des contacts ou ont eu connaissance de la médiation au cours de leur formation . » Donc , M. Fajardo est d’ avis que le Barreau devrait promouvoir l’dée qu’ils ont l’obligation déontologique de proposer la médiation avant de déposer un recours devant les tribunaux.

Interrogé par le modérateur, Lourdes Arastey a déclaré que le problème ne réside pas dans les garanties légales, mais dans la pratique.  » Les juges peuvent soumettre une question à la médiation, mais où est la structure nécessaire pour la mener à bien?  » Elle a affirmé avec amertume que » pour une médiation, un médiateur est nécessaire, et que celui-ci ne vit pas de l’air du temps et ne doit pas être un bénévole« .

« Le but de la médiation n’est pas de désengorger les tribunaux, mais de fournir aux citoyens la meilleure justice possible pour leur affaire », a déclaré Lourdes Arastey .

Le professeur Julian Rios a mentionné les trois clés de la justice réparatrice, Selon ses critères:

1)  Ce n’est pas une alternative, mais un complément à la justice pénale,

2) eElle se concentre sur la correction de certains des dysfonctionnements que la justice pénale présente à la fois avec les victimes et les auteurs. Le médiateur les aide pour que leur peur et leur méfiance ne se transforment pas en colère ou en haine, et ceux qui ont commis le crime,  n’aient pas à payer triplement pour leur crime, sur le plan physique (prison), sur le plan moral ( la culpabilité) et au niveau social (en raison du harcèlement des autres, que ce soit personnellement ou par le biais des réseaux sociaux).

3) Le plus important est de « guérir la mémoire», ce qui est accompli en étant capable de narrer et d’écouter la souffrance, en construisant la vérité de la part des personnes impliquées. Il s’agit d’humaniser les deux visions.

À son tour, Concepción Sáez Rodíguez a mis l’accent sur la composante institutionnelle de la médiation.  » Il est essentiel que les institutions travaillent ensemble pour promouvoir et diffuser la médiation, et elles doivent le faire de manière coordonnée. Le pouvoir législatif crée des lois et des règlements, les gouvernements centraux et régionaux fournissent à la société les moyens nécessaires et les juges et tribunaux font leur travail. 

Le membre de la CGPJ a également convenu que le problème principal de la médiation est un problème médiatique. Et il a souligné que là où les médias l’ont souenue, la médiation s’est développée plus rapidement et plus efficacement. Et il a donné l’exemple du Pays Basque, qui depuis 10 ans, et malgré des gouvernements différents, est devenu une référence pour la médiation pénale, familiale et hypothécaire.  » Vous devez avoir de la volonté et lui fournir des moyens « , a déclaré Mme. Sáez.

Paulino Fajardo a souligné que  «la médiation signifie redonner à la société la confiance qu’elle peut résoudre ses propres conflits» , ce qui a été perdu avec l’habitude de recourir aux tribunaux pour trouver une solution aux problèmes.

Actualités de la médiation du 18 janvier 2018